Physiologiquement, l’être humain, homme ou femme, perd 50 à 100 cheveux par jour. Au-delà, la chute des cheveux est anormale et on parle d’alopécie. Il existe plusieurs types d’alopécies :

- Les alopécies cicatricielles avec disparition du bulbe pileux, qui seront insensibles aux traitements anti-chute classiques.
- Les alopécies non cicatricielles avec conservation du follicule pileux, sur lesquels les traitements anti-chute locaux peuvent agir. La plus courante est l’alopécie androgénétique. Elle concerne 1 homme sur 3 avant l’âge de 50 ans et 1 femme sur 3 après 50 ans, lorsque la ménopause s’installe. On distingue 3 facteurs influençant l’intensité de l’alopécie :

Un facteur génétique : il existe une prédisposition génétique à la chute des cheveux, qui explique que l’on soit chauve de père en fils.

Un facteur hormonal : le follicule pileux est sous influence des androgènes et en particulier de la testostérone active sous forme de dihydrotestostérone (DHT). C’est à ce niveau qu’entre en jeu une enzyme, la 5xréductase indispensable à la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone. Dans les alopécies androgénétiques, on observe une hyperactivité de la 5 x réductase ainsi qu’une hypersensibilité des récepteurs à la DHT des follicules pilosébacés. Cette hyperactivité enzymatique va entraîner une accélération du cycle pilaire. La phase anagène de croissance du cheveu sera alors considérablement réduite, raccourcissant ainsi la vie du cheveu. A cela s’ajoute une stimulation de la glande sébacée du follicule pilosébacé entraînant une production accrue de sébum, ce qui aggrave le phénomène.

Un facteur vasculaire : on observe au cours du cycle pilaire des variations de la vascularisation de la papille dermique. Cette variation serait liée à la présence de facteurs de croissance dont le VEGF mis en évidence par le Centre de Recherche des Laboratoires Pierre Fabre. Produit par les cellules endothéliales vasculaires de la papille dermique, le VEGF par ses propriétés mitogènes (qui entraîne la multiplication des cellules) est capable d’induire la fabrication d’un réseau vasculaire dense, favorable à une meilleure croissance pilaire.