L’alopécie n’est pas réservée aux hommes. Moins fréquente et moins intense, elle touche aussi les femmes. Elle peut survenir le plus souvent après un accouchement, un traitement anti-cancéreux et au moment de la ménopause.

L’alopécie post-partum : pendant la grossesse, l’imprégnation oestrogénique est telle que la quasi totalité des cheveux est maintenue en phase anagène. Après l’accouchement, le rééquilibrage hormonal s’opère et le cycle pilaire reprend son cours. Les cheveux, qui avaient été bloqués en phase anagène, passent tous en phase télogène en même temps. Ce qui entraîne une chute massive des cheveux 2 à 3 mois après l’accouchement.

Les alopécies dues à la chimiothérapie : le bulbe pilaire comme tout l’organisme subit l’effet des traitements anti-cancéreux administrés, dont le principe est de bloquer la multiplication cellulaire. Les mitoses s’arrêtent (multiplication des cellules), la croissance pilaire est stoppée, le cheveu est comme maintenu en phase télogène et tombe.

Les alopécies de la ménopause : au contraire de la grossesse, c’est l’effondrement du taux d’oestrogènes qui laisse la voie libre à l’activité des androgènes sur le follicule pilosébacé.

Quelle que soit l’origine de ce type d’alopécies non cicatricielles, les traitements visant à lutter contre la chute des cheveux et à favoriser leur croissance devront agir à la fois sur la régulation de l’activité enzymatique et sur la stimulation de la production des facteurs de croissance.